Lumière bleue, dark mode, évolution des usages

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Nous passons de plus en plus de temps devant nos écrans (en moyenne 3h43 en 2019 aux États-Unis selon emarketer.com) et cela peut avoir des répercussions sur la qualité de notre sommeil et de notre santé oculaire. Cependant il existe des solutions pour pallier ces phénomènes. Sur smartphone, il est, par exemple, possible de gérer soi-même son utilisation et de consulter des rapports hebdomadaires sur le temps d’écran consommé. On voit aussi beaucoup de dispositifs proposant un “mode nuit” qui permet d’appliquer un filtre jaune sur l’image et ainsi de limiter l’exposition à la lumière bleue nocive.

 

 

Une autre solution qui devient indispensable pour un appareil en 2020 est le “Dark mode”. Ce mode sombre est une traduction des interfaces claires aujourd’hui très répandues. On ne s’en rend pas forcément compte mais les interfaces sombres existent depuis longtemps dans les logiciels professionnels (les outils de programmation par exemple).

Un choix judicieux au vu des nombreux avantages du dark mode. En effet celui-ci permet tout d’abord de ne pas être ébloui lorsque l’on utilise son smartphone ou son ordinateur dans l’obscurité. Il permet aussi de réduire la diffusion des lumières bleues ayant un effet néfaste sur la qualité du sommeil. Or de nombreuses études démontrent que nous utilisons de plus en plus notre téléphone portable la nuit ou au réveil. Selon un rapport publié par Deloitte en 2016, 60% des personnes utilisent les smartphones 30 minutes avant de s’endormir et un tiers le consulte en pleine nuit.

Il n’y pas que vos yeux qui vont vous remercier de passer en mode sombre puisque cela a aussi une incidence sur la batterie de votre smartphone comme nous le montre très bien cette vidéo. Qui dit meilleure batterie dit évidemment consommation en électricité réduite. Cela semble peu à une échelle individuelle, mais si on consomme tous un peu moins avec nos appareils, nous réalisons des économies d’énergies importantes.

 

Google Material nous renseigne sur les bonnes pratiques en ce qui concerne le dark mode :

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Les couleurs saturées produisent des vibrations optiques sur un fond sombre, ce qui provoque une fatigue oculaire.

 

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N’utilisez pas de couleurs vives pour les grandes surfaces car elles peuvent émettre trop de luminosité. Réservez les couleurs vives pour les petites surfaces.
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Ajouter un calque blanc, d’opacité 40% sur la couleur que l’on souhaite adapter, cela permet de la désaturer ce qui atténue la vibration oculaire.

 

Comme nous avons pu le dire précédemment, la lumière bleue fait de plus en parler d’elle car elle est émise par les écrans qui sont devenus omniprésents au quotidien.

La lumière bleue est émise par le soleil, mais aussi par les sources lumineuses artificielles : ampoules LED et écrans tels que tablettes, télévisions, ordinateurs et smartphones. La lumière bleue qui peut-être dangereuse représente une petite partie seulement de l’ensemble de la lumière bleue existante : il s’agit des longueurs d’onde bleu-violet. Les écrans en particulier, diffusent des pics de lumière bleue appelée lumière à Haute Énergie Visible (HEV) ainsi que de la lumière dites “Bleu-Turquoise” qui est quant à elle bénéfique pour l’Homme.

D’après une étude réalisée en 2014, les Français ont passé en moyenne 6 heures devant un écran durant l’année.

Le Dr Kunze nous rappelle qu’en plus de cela, la couche d’ozone ne remplit plus autant son rôle de filtre solaire qu’avant. Les usagers se retrouvent donc à être surexposés à la lumière bleue et cela dès le plus jeune âge.

Cette surconsommation n’est pas sans conséquence pour nos yeux, d’autant plus chez les enfants en dessous de 14 ans, dont le cristallin de l’oeil ne filtre pas aussi bien cette lumière bleue et devient donc encore plus nocif.

Des recherches scientifiques ont démontré qu’une exposition prolongée au rayonnement de lumière bleue ou lumière HEV artificielle provoque des lésions photochimiques de la rétine et du cristallin.

D’après le Professeur Picaud, des études ont démontré que cette lumière bleue était bien un facteur de risque de la DMLA (est une maladie liée à un vieillissement de la zone centrale de la rétine appelée macula. Elle se traduit par une perte progressive de la vision centrale.). L’implication de la lumière bleue dans le développement de la cataracte est également suspectée.

Afin de lutter et de diminuer les effets de la lumière bleue, des filtres anti-lumière bleue ont été mis en place sur nos écrans mais sont très peu répandus.

Sachant que pour protéger au maximum les yeux de l’utilisateur, il faut placer des filtres entre la source de lumière et les yeux, des verres de “photoprotection sélective” sont vendus.

Il s’agit de lunettes dont les verres présentent un traitement filtrant la lumière bleu-violet mais laisse passer la lumière bleue-turquoise, afin de préserver les bienfaits de celle-ci sur la vision et la régulation de l’horloge biologique interne. Ces verres présentent un léger reflet violet.

Mais la promesse des opticiens d’arrêter 30 à 40% de toute la lumière bleue est surestimée car ces dernières ne filtrent en réalité qu’environ 20%. Ce taux est insuffisant pour affirmer pouvoir protéger l’oeil.

 

 

Afin d’analyser ces nouveaux concepts qui émergent afin de pallier à ces effets néfastes de la lumière bleue, nous allons nous baser sur un article écrit par DAVID-JULIEN RAHMIL, sur le site l’ADN.

Il s’agit  d’un site expliquant  “les meilleurs concepts de la nouvelle économie sur le web”. À travers cet article, ils abordent les problèmes liés à la lumière bleue et souhaitent dénoncer une mascarade derrière les ventes des lunettes de protection contre celle-ci.

À l’arrivée des ordinateurs, la lumière bleue émise par ces dernier ne préoccupait personne. Ce fut le chercheur Kasun Ratnayake qui déclencha la polémique en publiant une étude dans Nature en août 2018. Dans cet article “Il met en évidence une chaîne de réactions chimiques pouvant détruire certains capteurs de la rétine après une exposition à cette lumière bleue”.

Suite à cet article, nous avons pu retrouver des gros titres dans la presse telle que  “La lumière bleue des écrans provoque l’autodestruction de la rétine” ce qui a propagé une grande psychose chez les utilisateurs d’ordinateurs ou de smartphones.

Cette crainte peut être légitime, l’étude en question montre l’effet néfaste de la lumière bleue. Mais le chercheur ne parlait pas à première vue d’écran d’ordinateur ou de smartphone. Le problème en lui-même vient du soleil, comme expliqué précédemment. Si nous comparons les effets du soleil et de la lumière des écrans, nous nous rendons compte que la lumière émise par les écrans est 100 fois moins dangereuse que celle émise par le soleil.

Pour Samuel Demeulemeester, docteur en sciences économiques, l’interprétation de ces études est toujours faussée à des fins commerciales. Différentes industries, alimentaires et cosmétiques, s’emparent de ce sujet afin de produire des bénéfices (ex: spray à selfie).

Le site “L’ADN”, dénonce une autre marque “Gunnar” qui s’est spécialisé dans la vente de lunettes pour la communauté des gamers professionnels. L’article nous affirme que la lumière bleue peut provoquer de la fatigue visuelle, des changements d’humeur et des troubles du sommeil. Ils vont même jusqu’à émettre l’hypothèse de dépression et de cancer.

Nous sommes allés vérifier si ce qu’ils affirment était vrai directement sur le site de Gunnar. Ces derniers mettent en avant le fait que la lumière bleue apporte des problèmes:

Possible rougeur ou irritation des yeux en regardant le rétroéclairage lumineux des écrans pendant de longues périodes, les yeux deviennent secs en raison de clignements réduits, la vision peut devenir floue due à l’éblouissement de l’écran. La lecture de petites polices et images provoquent une fatigue générale, une mauvaise posture corporelle engendrée par une mauvaise posture déclenche des maux au dos, au cou et à la tête.

Afin d’approfondir cette réflexion, nous avons visionné les documentations que le site Gunnar propose. Nous n’avons pas trouvé d’information en rapport à la dépression ni au cancer ce qui nous a permis d’en conclure que le site l’ADN extrapole certains détails.

 

Avec toutes ces informations, nous pouvons affirmer que la lumière bleue ne va pas nous rendre aveugles malgré le fait qu’elle soit la cause de plusieurs symptômes, en particulier l’insomnie. En effet, dans le cas où l’on reste sur son ordinateur tard pendant la nuit, la lumière bleue des LEDs va agir sur notre rétine et envoyer des informations à notre cerveau. Notre “horloge interne” va être déréglée et notre cerveau va croire que nous sommes en pleine journée. ce qui retarde le sommeil quand on va vouloir se coucher. Il est important de garder cela en tête et d’avoir une utilisation des écrans raisonnable pour en tirer le meilleur.
Robin EXBRAYAT, Clara MAHE, Victor PÉROUSE

 

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