Art numérique: comment en est-on arrivé là ?

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L’art numérique est encore difficilement considéré comme un art à part entière. Ceci est probablement dû au fait que celui-ci est une forme artistique encore récente. Ainsi, voici une frise chronologique permettant de comprendre la naissance puis l’évolution de cette discipline.

 

1950

Ben Laposky, mathématicien et artiste américain, crée les premières images dites électroniques sur des ordinateurs analogiques à partir d’oscilloscopes.

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Ben laposky, oscillon 40

1955

La Tour Spatiodynamique et Cybernétique créé par Nicolas Schöffer artiste à la fois sculpteur, urbaniste, architecte, théoricien de l’art. Cette première Tour spatiodynamique, cybernétique et sonore a été réalisée en 1955 à Saint Cloud.

La sculpture de 50 mètre de haut était composée d’une structure métallique légère, de capteurs, d’un cerveau électroniques et d’enceintes. Des plaques rectangulaires colorées, montées à différents niveaux sur des dispositifs rotatifs sont activées en fonction des signaux traversant la zone d’installation.

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La Tour Spatiodynamique et

Cybernétique, Nicolas Schöffer

1963

Les premières œuvres visuelles sont réalisées par ordinateur par programmation algorithmique.

 

1969

Le groupe « Art et informatique » est créé à l’Université de Paris 8

 

1971

Harold Cohen crée l’œuvre-programme d’intelligence artificielle Aaron, emblématique de l’art génératif.

Il crée une sorte d’imprimante sur deux axes, qui permet de produire des oeuvres pré-enregistrer à l’aide d’un pinceau et de peinture acrylique.

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 AaronHarold Cohen

1986

Very Nervous System, de David Rokeby est une des premières installations interactives performatives ; le logiciel créé par Rokeby sera utilisé par d’autres artistes pour d’autres créations. Il s’agit également de la première installation numérique sonore. Le mouvement du corps crée le son émis par deux enceintes, on  peut également se rendre compte que les mouvements capter par le système sont très primitifs.

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Very Nervous SystemDavid Rokeby

1990

L’art numérique intègre les techniques existantes qui évoluent en permanence, mais qui sont composées par du matériel et des logiciels à la base. Au cours des années 1990, les amateurs d’art numérique créaient leurs propres logiciels, ou avaient recours à des ingénieurs informaticiens. Par la suite, les logiciels de création numérique apparus sur le marché, ont permis aux créateurs de l’art numérique d’élaborer des formules toutes faites, pour la création sonore et vidéo interactive. Actuellement, le traitement en temps réel de flux sonores, graphiques, vidéos, est possible, grâce aux logiciels performants de création numérique.

 

Une oeuvre très récente à titre de comparaison :

Refik Anadol, artiste, réalisateur et designer turc, a récemment terminé sa deuxième exposition personnelle à la galerie Pilevneli à Istanbul. Melting Memories, réalisé en début d’année 2019 se concentre sur les mouvements que l’acte de « se souvenir » provoque dans le cerveau, Anadol a mis l’https://youtu.be/IOJG-rLtCY0accent sur l’idée de transformer ces mouvements en algorithmes via un capteur développé dans les laboratoires de neurologie de l’Université de Californie. Cette oeuvre appartient au  » data art » puisque celle-ci est essentiellement basée sur de la modélisation 3D ainsi que de la data visualisation.

 

Des lieux réservés à l’art numérique : 

Malgré la légère reconnaissance de cet art, des lieux qui lui sont entièrement consacré existe. Notamment L’atelier des Lumière de Paris. Ouvert en 2018, installé dans une ancienne fonderie, ce lieu est un musée ou galerie d’expo réservé au art numériques.

 

Sources:

Perez Arts Plastiques – https://perezartsplastiques.com/2015/10/15/lart-numerique/

Refik Anadol, Melting Memories – http://refikanadol.com/works/melting-memories/

Colossal – https://www.thisiscolossal.com/2018/04/melting-memories/

Atelier des Lumières – https://www.atelier-lumieres.com

Digital Art Museum – https://digitalartmuseum.org/laposky/index.html

Revue de veille du 24/09/19 par les étudiants du BDes Interaction Design 2e année –
groupe I2A – animée par Florent MICHEL.
Article rédigé par Guillaume CHUQUET.
Accéder à la veille de la promotion Design d’interactivité :
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