La mort numérique

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Ton historique Google, tes photos Instagram, ton dernier statut Facebook, tes coordonnées bancaires : ton identité numérique. Qu’advient-il de toutes ces informations que tu laisses derrière toi une fois décédé ?

 

À l’heure du numérique, une question se pose concernant la donation de nos informations. En effet, que se passe-t-il sur le plan législatif ? Et quelles en sont les limites. Le droit sur ses données personnelles n’est pas physique, en effet il ne s’agit pas d’un objet, mais plutôt de quelque chose rattachée à la personne.  Après notre décès notre identité numérique reste viable, celle-ci est bloquée par un login, une adresse électronique ou un mot de passe. En 2017, on préconisait qu’il y aurait bientôt plus de morts que de vivants sur Facebook. La loi commence à prendre en considération ce phénomène qui n’existait pas auparavant. Le notaire est la personne à aller voir pour préparer sa “mort numérique”. Il est possible d’inclure dans son testament une partie numérique qui permettrait aux testamentaires de léguer leurs codes d’accès à internet à certains proches désignés.  Avec des directives sur la démarche à suivre quant aux données numériques du défunt. C’est en effet une question de confiance envers le notaire mais aussi les personnes désignées pour appliquer la demande formulée. Seulement, peu de personnes ont suivis de telles démarches et beaucoup de comptes sur des réseaux sociaux n’ont pas été clôturés. Cela peut entraîner une peine à l’entourage d’une personne décédée car cet héritage numérique n’est pas forcément récupérable sans l’accord du défunt. Un compte webmail est personnel, il ne peut être consulté par des membres de la famille sans autorisation. Le droit sur les données personnelles n’est pas transmissibles.  Aussi, si vous ne transmettez pas vos codes confidentiels à un de vos proches, ceux-ci ne pourront jamais avoir accès à vos informations.

Les grands du web commencent à mettre en place des moyens permettant aux comptes des personnes défuntes d’être pris en charge par nos proches. Facebook demande aux proches du défunt de prouver un lien de parenté avec la personne décédée, ainsi que son acte de décès. Ce qui peut être une épreuve difficile à surmonter pour la famille. C’est une démarche chronophage pour les proches, qui plus est,  la demande n’est même pas sûre d’être prise en compte. Twitter a le même fonctionnement. D’autant plus que chaque année sur Facebook, les anniversaires sont encore notifiés malgré le fait que la personne soit décédée, ce qui rend plus difficile le deuil. Google quant à eux ont choisis d’ajouter un délai d’inactivité. Quand une personne est inactive pendant un certain temps son compte est automatiquement supprimé.

D’autre part, certaines applications décident de faire perdurer un lien avec la personne décédée.  Il existe également des applications ambitieuses telles que Replika. Lorsque des moments de deuils surviennent, il est parfois difficile de se confier à une personne, même proche comme un ami ou de la famille, par peur du jugement des autres. Replika propose elle de remplacer l’interlocuteur humain par une intelligence artificielle sous la forme d’un chatbot web. Au grès de la conversation, l’IA mémorise les informations que vous lui apportez et augmente sa capacité à vous aider dans vos moments difficiles. Si ces nouvelles innovations en matière d’IA dérangent certains, il en ait pas moins de nombreux témoignages utilisateurs qui affirment avoir été épaulés par ce type de services.
À l’ère du numérique nos données ne sont pour la plupart plus physiques mais virtuelles. Les démarches de légation ont pris en compte cette évolution ainsi que certains des acteurs d’internet. On peut désormais avoir davantage de contrôle sur nos biens numériques.  Alors avons-nous réellement le choix de supprimer tous nos souvenirs par rapport à nos proches ? Est-ce que certains éléments sont à laisser pour eux ?

http://www.influenceursduweb.org/une-nouvelle-approche-webmarketing-«-apres-la-mort-»/

https://www.iprotego.com/donnees-nominatives/mort-numerique-quel-sort-pour-vos-donnees-personnelles

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_de-plus-en-plus-de-tombes-virtuelles-sur-facebook?id=9751592https://www.notaires.fr/fr/mediatheque/notaire-video/la-mort-numérique

https://actu.orange.fr/societe/videos/bientot-une-loi-pour-encadrer-la-mort-numerique-VID0000001YFw4.html

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/que-deviennent-nos-donnees-numeriques-apres-notre-mort_2483781.html

https://www.youtube.com/watch?v=VGzCwaTQyschttp://www.madmoizelle.com/replika-application-chatbot-875859

https://www.facebook.com/help/103897939701143

Samuel Lefebvre, Théo Monnin, Giulia Savelli, Lúna Azibeiro

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