L’Économie Sociale et Solidaire

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Comprendre l’Économie Sociale et Solidaire

Après les grandes guerres qui ont régi l’histoire du monde que nous connaissons aujourd’hui le modèle capitaliste s’est imposé dans la plupart des pays développés et en développement. En Europe notamment on constate que les inégalités sociales ne cessent d’augmenter, ce qui entraine une accumulation de mouvement visant à l’éveil des consciences sur le sujet. Aujourd’hui l’économie tendrait-elle à être plus solidaire et plus sociale malgré l’ensemble des décisions étatiques qui vont dans cette direction ?

Comment comprendre l’ESS ou Économie Sociale et Solidaire ? Assez simplement il s’agit d’une économie dont la finalité sociale est fondamentale. L’ESS est à proprement parler un ensemble de structures qui peuvent prendre de multiples formes (Coopératives, Mutuelles, Fondations, Entreprises sociales à statut commercial) et qui sont présentes dans tous les secteurs d’activité. Ces structures ont pour ambition commune de créer des emplois pérennes et non-délocalisables, de développer une plus grande cohésion sociale et d’apporter des réponses aux besoins socio-économiques des territoires.

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En France un « pacte croissance » encourage cette démarche avec la mise en place d’un label national « French Impact » et d’une institution nationale de l’ESS unifiée.

Des projets favorisant l’ESS dans le numérique

À notre ère ou tout se digitalise, l’ESS n’y a pas échappé. En effet on peut trouver aujourd’hui une multitude de site et d’applications qui base leur système économique sur du social et solidaire. Nous allons en voir quelques un :

Regarder une pub pour sauver la planète en finançant une ONG, c’est l’excellente idée de Goodeed.

Faire un don est compliqué aujourd’hui : il faut avoir de l’argent, du temps et faire confiance aux associations. Actuellement, 70% des donateurs ont plus de 50 ans et seulement 7% des dons sont faits en ligne. La solution : rendre le don simple, rapide et gratuit.

 

C’est avec cette ambition que le site invite les donneurs à regarder une ou plusieurs publicités au lieu de les impliquer financièrement. Le cumul des vues permet de payer un repas, un arbre ou un vaccin.

Ainsi vous pouvez faire des dons gratuitement pour soutenir les causes caritatives de votre choix :  ça s’appelle la publicité solidaire.

Le climat actuel en termes d’écologie nous incite à faire attention à comment nous consommons et achetons notre nourriture afin d’éviter au mieux le gaspillage.

Quand on sait qu’un tiers de la production alimentaire mondiale est gaspillée, on comprend qu’il faut agir à notre échelle.
Certaines applications tentent de répondre à cette problématique, avec beaucoup de succès !

Le concept ? Permettre aux consommateurs d’acheter les invendus des commerçants à petit prix plutôt que de les voir finir à la poubelle. Un marché en pleine croissance, mais qui reste encore très modeste face à l’ampleur du gaspillage alimentaire en France.

OptiMiam, c’est l’application anti-gaspillage qui vous permet de manger à moindres frais tout en faisant un geste contre le gaspillage alimentaire. Tous les jours, via la géocalisation, les commerçants vous proposent de délicieux repas qui doivent être sauvés.

Chaque jour, le commerçant met à jour son inventaire en ligne en y indiquant ses surplus en promotions et le consommateur bénéficie de ses produits frais et appétissants à prix réduit tout en réduisant le gaspillage alimentaire.

Too Good To go, c’est l’application qui permet de sauver de la poubelle les produits invendus des commerçants près de chez nous. Contrairement à OptiMiam, l’application Too Good To go ne fonctionne pas par promotions sur des produits spécifiques, ils proposent des paniers-surprise que les clients peuvent venir chercher à la fermeture des magasins. 

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L’aspect communautaire est également très important et représenté dans les app et sites tournés vers l’ESS.
En effet on peut prendre l’exemple du projet « Not Far From The Tree » qui s’est lancé à Toronto. L’idée se base sur 3 éléments : l’esprit de partage, le désir d’entretenir la communauté et la passion d’installer une atmosphère écologique et durable.
Les habitants de Toronto avec des arbres à fruits ont souvent des récoltes en trop, que ce soit des pommes, des poires, des abricots ou n’importe quoi d’autres. L’utilisateur a juste à enregistrer son arbre sur le site et l’équipe de NFFTT viendra récupérer le surplus et le répartira le gain entre dans locaux, des banques alimentaires, des refuges, des cuisines communautaires et bien d’autres…

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Les monnaies locales

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En France, les monnaies locales sont reconnues légalement comme moyen de paiement depuis une loi de 2014 dès lors qu’elles sont à l’initiative de structures relevant de l’ESS.

Elles doivent alors servir des projets qui s’inscrivent dans le respect de l’environnement, l’équité, la lutte contre l’exclusion, ou encore le commerce équitable.

Il y a environ 40 monnaies locales en France : L’abeille, la bou’sol, la soNantes, le sol violette, l’eusko… Et ces monnaies ont la spécificité d’être gérées par une association et non par une banque centrale.

La SoNantes un exemple local, montre que malgré les avantages d’une monnaie locale (non-délocalisation, économie interne, gestion différente des fonds), elle n’est pas toujours adoptée.

Lancé tardivement en 2015, le nombre d’entreprises l’utilisant n’a jamais dépassé les 200 (7% de l’objectif initial), ce qui est trop peu pour une véritable adoption de cette monnaie.

Vers les monnaies virtuelles ?

Certaines monnaies virtuelles comme le bitcoin sont une catastrophe pour l’environnement dû à la forte consommation électrique pour faire fonctionner son réseau. Mais il y a d’autres monnaies comme ici le FairCoin (FAIR), qui s’est positionné dans une démarche semblable à celle de l’ESS et des monnaies locales. Le FairCoin utilise une blockchain avec une portée mondiale, afin de supporter des projets locaux. Ses avantages sont donc d’être une monnaie écologique (faible consommation), fonctionnant grâce à des coopératives dans le monde entier, en gardant cette rapidité de transaction que l’on obtient grâce à la blockchain.

En ligne, la possibilité d’acheter des produits en FAIR est possible via la plateforme FairMarket une sorte de leboncoin mondial. Mais son utilisation peut aussi se faire hors ligne via la mention « UseFairCoin » géo localisable via le site web (avec l’exemple d’un barbier en Grèce ici).

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Pour conclure

En conclusion l’ESS semble être un modèle social et économique très moderne et tourné vers l’avenir. En effet on peut voir qu’il est très compatible et encouragé par le numérique via divers projets. Il prend en compte d’une certaine manière les problématiques actuelles comme la consommation, le mode de vie plus local. D’une manière générale, il encourage une société moins dépendante de la mondialisation, de la centralisation et du trop-plein que nous connaissons aujourd’hui de la production des biens et des services. Les cryptomonnaies locales sont un excellent exemple de ce que pourrait être l’ESS de demain bien qu’il s’agisse pour le moment d’une technologie peu implantée ces pratiques de monnaies locales remontent à il y a des milliers d’années. Alors l’enjeu d’aujourd’hui serait-il d’induire un réel changement durable en faisant du neuf avec du vieux dans un modèle socio-économique qui semble montrer ses limites ?

Article rédigé par Bastien AdamChristophe Leconte  et Théo Monnin étudiants du bachelor design d’interactivité 3e année dans le cadre du module Revue de veille – groupe I3A/B animé par Florent MICHEL.
Sujet lié aux problématiques du CARE Design Lab, avec la participation de Simon BOUSSARD.
Pour plus d’information sur la formation :
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