Quand la technologie se met au service de l’homme

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Depuis maintenant bientôt vingt ans, internet prend de plus en plus de place dans nos sociétés. C’est un outil qui nous permet de nous rassembler, de nous instruire grâce à la profusion d’informations, d’échanger. Internet nous permet d’avoir accès à beaucoup de choses merveilleuses, mais néanmoins des choses plus terribles.

Qu’est-ce-que l’IT for good ?

Nous avons choisi de nous intéresser à ce que peuvent apporter les technologies dans la démarche d’accompagner l’homme au quotidien, et ainsi au principe d’IT for good. D’après le site Tech For Good, le principe d’IT for good repose sur le fait d’accompagner l’homme dans diverses démarches de manière à mettre la technologie au service de l’homme. Cependant, il faut prendre en compte que rien n’est jamais complètement bon ou complètement mauvais, reprenant le principe de ying et de yang : il y a forcément du mauvais dans du bon et inversement. Le but de l’IT for good est aussi de permettre de créer des liens entre les personnes, d’apporter des solutions pour la santé, ou encore d’aborder les notions de consommation responsable. Il faut également prendre en compte le fait que chaque personne a une ouverture et un confort différent face aux écrans, et qu’il est donc difficile de proposer la technologie qui correspond parfaitement à tout le monde.

Depuis des années maintenant, une prise de conscience générale nous pousse a voir de plus en plus de démarches solidaires chez les personnes. Notamment avec le cloud solidaire Reconnect ici qui permet un partage de ressources pour ne pas surcharger des serveurs et accélérer des démarches. En plus du côté pratique, ce service nous montre vraiment que l’on tente de trouver des solutions grâce à l’interactivité pour améliorer le monde dans lequel nous vivons.

Dans un premier temps nous allons aborder les solutions qui sont apportées dans le domaine humanitaire, puis nous allons voir celles qui sont apportées dans le domaine alimentaire, et enfin, nous allons questionner l’IT for good dans le domaine médical.

L’humanitaire un enjeu de plus en plus solliciter

Pour ce qui est du domaine humanitaire, il existe de nombreuses choses qui sont faites, et nous avons choisi de cibler les personnes sans-abris car c’est un cas qui prend de plus en plus de place dans nos sociétés. En France, l’INSEE a en 2012 dénombré 141 500 personnes sans domicile fixe, nombre qui tend de plus en plus à augmenter. Cependant, en réalité il y a bien plus de SDF en France et on a pu voir de nombreuses initiatives pour le prouver notamment des bénévoles qui étaient allés dans les rues de Paris pour trouver des personnes sans-abris, afin de les recenser. C’est pourquoi c’est un grand enjeu social que de trouver des solutions pour ces personnes.On peut également nuancer la bonté de cette action par le fait que certaines personnes sans-abris ne veulent pas forcément être retrouvées. Le fait d’arriver dans cette situation peut détruire une personne qui peut, au final, en venir à ne plus se sentir humaine au point de vouloir être exclue de la société. Des études psychologiques existent cependant sur ce sujet. Dans le domaine de l’interactivité, des travaux sont faits comme l’application Homeless Plus qui permet la géolocalisation de sans-abris pour leur apporter une aide directe. Elle tend à lutter contre l’exclusion sociale et le gaspillage alimentaire. Avec l’application on peut donner de l’argent ou juste rencontrer une personne sans-abris. L’application a été téléchargée plus de 9 500 fois et a pu aider plus de 5 000 personnes sans-abris en France et à l’étranger. Nous avons également We Save Homeless (WSH ou WISH) qui est une application qui, malgré son nom à la limite de l’irrespect poussant à l’extrême le « syndrome du sauveur », permet de mettre en relation les diverses associations qui aident les personnes sans abris à coordonner leurs actions. Le principe est simple: une association rencontre une personne sans-abri et lui propose de rejoindre l’application. Si elle accepte, ses besoins et un point de rencontre sont établis dans l’application. Ses informations personnelles sont enregistrées sur une petite carte que le sans-abri conservera avec lui et qui lui permettra d’être géolocalisé. L’initiative semble de prime abord louable mais elle peut également sembler effrayante : nous pouvons entrer dans un jeu pervers qui nous pousse à « trouver son sans-abris pour l’aider » même si ce dernier ne requiert pas d’aide. Le géolocaliser pourrait amener une déshumanisation supplémentaire pour la personne. Cependant, ce dernier peut sortir du système en se débarrassant tout simplement de la carte.
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https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/grand-paris/paris-dispositifs-anti-sdf-ne-manquent-pas-creativite-1218915.html

Reposant sur les technologies de géolocalisation, on a également pu voir émerger d’autres initiatives avec pour but final de géolocaliser des personnes disparues par exemple avec Facebook qui nous permet de dire que l’on est en sécurité lorsque l’on est dans une ville qui subit une catastrophe. Ce sont des petits gestes simples mais même s’ils comportent du mauvais, ils sont majoritairement positifs. Toujours dans le domaine humanitaire, de plus en plus de commerçants proposent à leurs clients de faire un micro don en faveur d’une association grâce à l’arrondi à la caisse. En effet lorsque l’on paye un achat 19,95 euros par exemple, le surplus est reversé à une association partenaire, permettant d’offrir de l’argent aux plus démunis sans impacter notre quotidien. Toutes ces initiatives prises dans le domaine de l’humanitaire sont vraiment intéressantes car elles viennent nous questionner sur les technologies de notre quotidien. On peut ainsi voir l’ambivalence qu’il y a entre ce que l’on pense être bon et ce qui l’est vraiment. Toutefois, l’IT for good s’illustre aussi dans d’autres domaines.

La technologie bouleversant notre manière de consommer

Depuis toujours, le partage des ressources est définit comme inéquitable, dépendant de la situation géographique ou des revenus des familles. Cependant, cela peut sembler inégal sur de nombreux points alors de nombreuses initiatives ont été prises grâce à l’IT. On peut ainsi prendre l’exemple de l’application mobile Yuka qui nous permet de scanner des produits alimentaires afin d’obtenir une information claire sur l’impact du produit sur la santé. L’objectif étant de pouvoir déchiffrer les étiquettes pour les consommateurs. Yuka fait peur, au point où des enseignes comme Coca Cola ou Nestlé voudraient racheter la marque qui, dans les années à venir, pourrait prendre de plus en plus de place dans nos vies grâce à son principe innovant et devenir un acteur important de la grande distribution. En effet, les enseignes stagnent et Yuka offre un air nouveau dans ce paysage de niche. Pour l’instant, l’application repose sur un modèle économique viable via les publicités, mais elle pourrait donc se diversifier, bousculant ainsi les standards mis en place et apportant une consommation chez l’usager plus bénéfique pour lui. Nous avons également l’application Youmiam qui met en avant la collaboration en permettant de partager des recettes entre utilisateurs. Ces deux applications reposent sur l’entraide et le partage, des valeurs fondamentales lorsque l’on prône quelque chose de bien et positif. Certaines applications comme Too Good To Go ont également pour objectif de lutter contre le gaspillage. L’objectif est de commander chez un commerçant un panier déjà fait et ainsi ne plus gaspiller. Nous avons aussi OptiMiam qui nous permet d’acheter à bas prix des produits invendus en fin de journée auprès de restaurateurs ou de petits commerçants. L’initiative est louable dans un monde ou le partage des ressources est inégale : ce n’est pas parce que nous avons le luxe de pouvoir gaspiller que nous devons le faire.
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http://blog.evaneos.com/famille-a-travers-le-monde/

L’IT au coeur de la médecine de demain

Le troisième et dernier point que nous avons voulu évoquer est le domaine du médical. L’essor du numérique a été très bénéfique car il a permis de nombreuses avancées dans ce domaine, mais l’IT for good nous met principalement dans une position où le smartphone accompagne le patient et lui permet d’effectuer des tâches qu’il aurait des difficultés à effectuer sans. Là encore, il faut nuancer notre propos : l’utilisation du numérique peut sembler positive car on aide l’usager à effectuer des taches qui lui seraient difficiles, mais l’usager peut de prime abord se sentir espionné, car tout le monde n’a pas la même aisance envers la technologie et surtout assisté, comme si au final il était obligé de souscrire à ces systèmes pour vivre. Il est donc assez délicat de déterminer ce qui est bien pour l’usager ou non et où se situe la limite de ces projets. On peut prendre l’exemple de l’application TeleCare qui se place en position d’acteur dans le suivi médical en proposant des questionnaires de suivi quotidien, une saisie des constante, une fonction d’envoi de photos ainsi que des échanges avec le médecin par messagerie sécurisée. Là encore le principe est interessant mais nous pouvons nous poser des questions quant au fait que l’application pourrait enregistrer nos données et nos conversations, violant ainsi notre vie privée. On peut voir également des initiatives prises notamment chez Color Oracle, qui permet de simuler la vision d’un daltonien pour adapter au mieux le design d’un site web. Mais de manière à être sur que tous les navigateurs prennent cette initiative en charge, Animesh propose donc d’adresser le problème directement dans le navigateur, sans tenir compte de la capacité des entreprises à améliorer le niveau d’accessibilité de leur site. Il développe donc actuellement une extension pour Chrome. Cette dernière permettra à l’internaute de choisir et régler les paramètres en fonction de sa vision. L’initiative a séduit des géants comme Google et Intel, montrant que le projet propose une solution viable. Au final, de nombreuses autres solutions ont été apportées dans le domaine du médical. Cependant, le sujet est tellement large qu’il mériterait d’être traité comme un sujet à part entière et non seulement comme un point dans un article.

En conclusion, nous pouvons voir que l’IT for good tend à proposer des choses positives mais qui pour autant peuvent atteindre une certaine limite. Il n’y a pas fondamentalement de bien ou de mal, mais ces solutions ont pour but d’aider à offrir un monde meilleur.
L’objectif de ces différents concepts est d’accompagner les usagers dans une démarche positive, seulement celle-ci n’est pas toujours perçu comme telle par les utilisateurs ciblés.

Article rédigé par Andrews KIMBEMBE, Giulia SAVELLI  et Lúna AZIBEIRO,  étudiants du bachelor design d’interactivité 3e année dans le cadre du module Revue de veille – groupe I3B animé par Florent MICHEL.
Sujet lié aux problématiques du CARE Design Lab, avec la participation de Simon BOUSSARD.
Pour plus d’information sur la formation :
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