La Prévention Sexuelle chez les plus jeunes

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D’après une enquête menée auprès de 3000 établissements scolaires publics et privés par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, « parmi les 12 millions de jeunes scolarisés chaque année, seule une petite minorité bénéficie tout au long de leur scolarité de séances annuelles d’éducation à la sexualité, comme la loi l’a prévu ». D’autre part, un autre constat se fait avec l’accès à l’internet. Une enquête de 2018 démontre que les dispositifs numériques facilitent de manière conséquente l’accès à des contenus pornographiques.

De manière générale, l’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires se restreignent à l’apprentissage basique de la mécanique de la sexualité et des risques liés aux maladies sexuellement transmissibles. On en délaisse la partie plus liée au comportement respectueux.

 

Depuis le 4 juillet 2001, la loi Aubry oblige l’éducation sexuel en milieu scolaire. Selon cette loi « une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ».

C’est donc une obligation pour chaque établissement scolaire de prendre en charge cet enseignement, mais tous ne sont pas égaux en termes de qualités d’apprentissage.

L’éducation nationale propose un guide d’accompagnement pour les intervenants pour favoriser l’échange avec les adolescents. Dans ce guide, les enseignants peuvent connaître les raisons et objectifs de cette éducation, dans quel cadre, ils doivent éduquer les élèves et l’organisation de ce module.

Les établissements peuvent demander à des associations locales d’intervenir à leurs places pour plus de précisions et connaissance. Les élèves peuvent les contacter en dehors de l’établissement s’ils ont plus de questions.

Les villes organisent avec différentes associations des rallyes citoyens. Cela permet aux collégiens de découvrir qu’ils existent des aides et qu’ils peuvent aller consulter d’eux même.

 

Selon un sondage Opinionway pour 20 Minutes publié en avril, 62 % des jeunes adultes déclarent avoir vu leur première image porno avant 15 ans.

Aujourd’hui, les dispositifs numériques facilitent de manière conséquente l’accès à des contenus pornographiques en un clic. L’image véhiculée dans les films X, présente une vision faussée et très stéréotypée de la sexualité.

Vendredi 15 juin, Israël Nisand le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français

« Que les adultes les utilisent ne pose pas de problème, affirme Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Mais les jeunes n’ont pas l’appareil critique nécessaire pour se défendre. Comment construire sa propre sexualité, ses propres fantasmes, avec de telles représentations ? »

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/06/15/les-dangers-de-la-pornographie-chez-les-jeunes_5315536_3224.html  

selon-une-recente-enquete-21-des-14-24-ans-regardent-du-porno-au-moins-une-fois-par-semaine

Thierry David « Sud Ouest »

 

Depuis le phénomène #balancetonporc de début d’année le monde à commencer à ouvrir les yeux sur ce qu’il se passait réellement devant eux. Les victimes, on commencer à parler et raconter leurs histoires. Sur le site, balancetonporc.com nous pouvons lire beaucoup de plaintes dans les Établissements scolaires. Ce lieu qui est pourtant censé apprendre le respect, le consentement mutuel ne le respecte pas. “C’était quand j’étais en 3e au collège, quand on devait aller au tableau toutes les filles de la classe ne voulaient plus y aller. Car quand on y allait tous les garçons mater notre cul et quand on passait près d’eux il essayait de le toucher. J’étais venu à mettre des longues vestes ou gilets pour cacher mes fesses de peur. Il y avait un groupe de 4 garçons, ils n’arrêtaient de m’emmerder avec ça, c’était montre tes fesses vas-y c’est toi qui a les plus belles fesses de la classe. C’était la pire année de ma vie”.

https://www.balancetonporc.com/au-college-2/

 

Un concours par le Clémi, #ZéroCliché, proposait aux enseignants ou élèves de créer des productions autour de l’égalité filles-garçons. Le concours était soutenu par le secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes (présidé par Marlène Schiappa). Ils ont reçu plus de 600 participations. Ce concours permet au collégiens ou lycéens de réfléchir sur la question des clichés de genre à travers la création.

https://www.clemi.fr/fr/zerocliche.html  

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Affiche du collège Bissy de Chambéry, prix 2018

 

L’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) à créer une web série, “PuceauX” qui met en scènes 4 adolescents (2 filles, 2 garçons) sur leurs premières fois, leurs craintes, questionnement, envies. Cette websérie permet de toucher les jeunes plus facilement par la plateforme de Youtube qui aujourd’hui est fréquenté quotidiennement.

http://www.onsexprime.fr/Tous-les-programmes/Puceaux/Le-club-des-hommes  

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Générique de la websérie PuceauX

 

Un Jeu de prévention en ligne sur la sexualité et prévention créé par le Planning Familial de la Sarthe, en partenariat avec la mairie du Mans et les partenaires du Réseau Genre et Sexualité Sarthe. Ils lancent le troisième volet du projet Neutros : un tout nouveau jeu de prévention gratuit en ligne intitulé «Neutros, la quête des continents flottants». C’est un jeu dans l’espace ou sur cinq planètes différentes chaque responsable de la planète posera des questions. Il permet d’apprendre, découvrir sur la sexualité, la contraception, le sida, les IST et les hépatites, les addictions, la santé des ados.

https://www.filsantejeunes.com/un-jeu-de-prevention-en-ligne-sur-la-sexualite-et-la-contraception-15092  

 

Une bande dessinée créé par Emma parle du consentement sexuel qui se nomme “C’est pas bien mais…”. Avec cette bd, elle parle d’un sujet important, le consentement, elle nous parle d’expérience personnelle de comportements déplacés non sollicités, il y en a certain qui on commence dès son enfance ce qui est effrayant. Avec cette bd, nous ouvrons les yeux sur nous, notre vécu et réalisons que certains ne sont pas concevable.

https://positivr.fr/emma-illustrations-bd-consentement-sexuel/

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Extrait de la BD « C’est pas bien mais… »

 

Aujourd’hui le sujet du consentement est enfin devenu une question importante. L’etat met en place des concours, vidéos, affiches pour sensibiliser les jeunes là où ils sont le plus présents.

Cependant malgré les dispositifs mis en place par le gouvernement, l’éducation sexuelle auprès des jeunes reste encore trop faible et parfois mal amené. Le but serait en premier lieu de pouvoir aborder le sujet sous un angle sérieux et bienveillant. Cela permettrai d’avoir une première approche où le sexe ne fait pas l’objet de blagues ou même d’insultes. Dans un second temps, pouvoir briser les stéréotypes diffusés par l’industrie des films pornographiques, qu’ils soient sur le physique des acteurs ou bien dans la mise en scène de l’acte et de la place des genres: l’homme fort et la femme soumise. C’est sur ce dernier point que repose un des principes de l’éducation sexuelle, qui mériterait d’avoir autant d’attention que la prévention contre le VIH: le consentement et le respect d’autrui. Ces thèmes abordent aussi des sujets comme les relations sexuelles entre personnes de mêmes sexes. On peut effectivement constater que les exemples donnés lors des interventions pour la prévention sont souvent ciblés pour les partenaires hétérosexuels, ce qui discrimine une partie de la population en ne donnant pas le même droit à l’information. Ouvrir l’éducation à toutes les formes de rapport serait un premier pas pour briser les tabous, éviter les complexes et inciter au respect.

Les dispositifs mis en place, en plus des interventions de professionnels, incitent les jeunes à participer au débat pour partager leur idées et leurs questions, une bonne manière d’encourager les jeunes à devenir acteurs de leur sexualité, de s’interroger et de se découvrir soi-même.

 

 

Sujet traité dans le cas du cours de revue de veille.
Article rédigé par Emma Boileau, Audrey Brousse, Clémence Delin et Margot Ryckewaert, étudiants de 3e année de bachelor design d’interactivité à l’Ecole de design Nantes Atlantique.
Informations sur la formation : https://www.lecolededesign.com/formations/orientation/annees-2-et-3-design-d-interactivite-32 <https://www.lecolededesign.com/formations/orientation/annees-2-et-3-design-d-interactivite-32>
Page Facebook de la promotion : https://www.facebook.com/InterDsgn <https://www.facebook.com/InterDsgn>

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