Signalétique connectée

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La signalétique peut prendre différentes formes, des écrans placés dans les espaces publics pour informer les visiteurs jusqu’à la lumière émise par un bâtiment pour indiquer la météo dans les heures à venir.

Il existe de nombreuses technologies pour faire de la signalétique connectée. Tout d’abord, les écrans et les panneaux DEL servant principalement dans les espaces publics afin d’informer les visiteurs via des bornes ou des panneaux d’information plus grand format qu’on va retrouver dans des gares ou des aéroports par exemple. La technologie e-paper, actuellement utilisé pour des petits formats comme les prix sur les rayons des magasins, pourraient bientôt démarrer dans le monde de l’affiche. L’entreprise e-ink a révélé en 2017 des panneaux grands formats qu’il est possible d’assembler afin de former des écrans plus grands encore. L’avantage de cette technologie est qu’elle nécessite peu d’énergie pour fonctionner et elle est très facilement lisible à lumière du jour.

Panneau grand format E-Ink, http://www.androidauthority.com/e-ink-display-740756/

Pour la signalétique lumineuse, les technologies peuvent varier, mais elles se rapprochent généralement de la combinaison suivant: un boîtier connecté à internet auquel sont connectées toutes les lumières et pouvant allumer ou éteindre chacune d’elle individuellement. Ce boîtier est contrôlé par un ordinateur via un protocole comme Artnet par exemple.

Igirouette est un exemple de signalétique connecté pouvant être modifié en fonction des événements de la journée ou du moment de la journée. Similaires aux panneaux de signalisation actuels qui pointent dans la direction des lieux importants, les panneaux en forme de flèche de l’Igirouette se déplacent sur 360° selon la direction à donner. Grâce à l’interface de contrôle, il est possible d’afficher l’information et de pointer dans la direction souhaitée. L’objet s’avère particulièrement utile pour indiquer des évènements éphémères ou pour afficher de l’information simplement en tant qu’écran.

La signalétique a beaucoup évolué dans la scénographie des musées qui, de plus en plus, utilisent des outils numériques pour proposer aux visiteurs de nouvelles expériences numériques interactives. Elles offrent de nouvelles approches sur la manipulation de l’information et des contenus multimédias. Elles sensibilisent aussi les enfants à la culture en utilisant ses dispositifs pour proposer des jeux interactifs. Le musée Cooper Hewitt offre à ses visiteurs un crayon numérique qui permet au visiteur de recueillir des informations sur les objets découverts, mais également d’enregistrer ces informations et contenus et de les rapporter chez soi après la visite. The Pen récolte des données en touchant les cartels du musée. Avec celui-ci les visiteurs pourront manipuler les interfaces interactives et l’une de ses multiples interfaces propose aux visiteurs d’améliorer la forme et la fonction d’objets usuels pour qu’ils fassent preuve de créativité.

 

Table interactive au musée Cooper Hewitt, http://www.club-innovation-culture.fr/wp-content/uploads/Cooper-Hewitt-interactive-tables-2000-575×430.jpg

De plus en plus, on retrouve dans nos centres-ville des installations esthétiques qui utilisent des données locales pour renseigner les passants. C’est par exemple le cas du bâtiment Harmonie Mutuelle à Nantes. Imaginée par François Morellet, son installation faite de néons  prend place en haut de la façade du bâtiment. En fonction du temps qu’il fera dans 4 heures à Nantes, les néons prennent la forme de nuage, de soleil ou de plus pour un rendu à la fois décoratif et informatif. C’est aussi le cas avec les structures conçues par Yann Kersalé. A Bordeaux, sur le pont Chabam Delmas, il installe une structure lumineuse dont l’intensité est influencée par la marré de l’océan.

Bâtiment Harmonie Mutuelle, http://www.iledenantes.com/files/images/projet/mutuelles/mutuelles-2.jpg

 

Pont Chabam Delmas, http://www.ykersale.com/wp-content/uploads/2015/07/Pont-Chaban_illumination-C.Goussard_HD_024-copie.jpg

Finalement, le court métrage Hyper Reality de Keiichi Matsuda nous montre une vision d’un futur proche où la vie quotidienne des personnes vivant à cette époque est saturée d’informations et de publicités par le biais de réalité virtuelle et augmentée. Elle nous interroge sur les dérives éthiques et sociales avec cette signalétique omniprésente que les personnes ne contrôlent pas et sans leur réel accord par le numérique.

Article coécrit par  Benjamin Carrier, Raphaël Duclos et Pierre Thomazeau, tous étudiants en 3e année en design d’interactivité.

 

 

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