L’Art Numérique

Métiers
Programmes

D’après l’encyclopédie universalis publiée en janvier 2010, “On désigne par « art numérique » tout art réalisé à l’aide de dispositifs numériques – ordinateurs, interfaces et réseaux. Cette définition reste technique et générique. Elle englobe les multiples appellations désignant des genres particuliers de l’art numérique, comme l’art virtuel, l’art en réseau, le cyberart, etc.”

L’art numérique s’est développé au début des années 1980, Il désigne des créations numériques utilisant les spécificités du langage numérique. Cette tâche a été simplifiée pour les artistes avec l’arrivée de certains logiciels de création numérique comme par exemple Director en 1986 qui était utilisé pour la réalisation de cd rom ou encore  le logiciel Max/MSP qui était un logiciel de création sonore et vidéo, qui s’appelle aujourd’hui PureData. Ces logiciels permettaient aux artistes de créer en temps réel du contenu sonore ou visuel. Depuis cette période, l’art numérique n’a cessé de se développer avec l’arrivée de la réalité virtuelle, de l’art génératif ou encore de l’art interactif.

L’art numérique questionne les artistes sur la notion artistique et technologique. La problématique du support reste donc primordiale car l’auteur va s’interroger sur la dimension artistique que peut provoquer son travail à l’égard du spectateur (émotions, réactions, critiques,…). Nous pouvons dire que l’art numérique s’est beaucoup développé avec les avancées techniques des différentes époques.

En 1914, Edouard Belin invente un outil qui permet d’envoyer une photo via le réseau téléphonique. Avec cette invention, nous sommes à l’aube des œuvres qui allient art et technique, appelées art numérique. 

photo

site Wikipedia

Avec cette invention, nous sommes à l’aube des œuvres qui allient art et technique, appelées art numérique. La notion de performance, d’happening et d’installation multimédia n’apparaîtra que dans les années 60 avec l’arrivé du mouvement international Fluxus qui est né aux Etat Unis après la guerre et dont les principaux précurseurs sont John Cage et George Maciunas. 

En 1995, Nicolas Schoffer  installe sur la “Place du Terminal des Bus” de Kalocsa la tour lumière cybernétique. Cet édifice de 26 mètres de haut est considéré comme une des premières créations cybernétiques. Grâce à son système sophistiqué, “CHRONOS 8 B.” est en symbiose avec son environnement, elle réagit par des jeux de lumières ou sonores au trafic de la ville, à la pollution, ou encore à la population.

tour-lumiere

De plus en plus d’artistes se mettent à l’art numérique, ils questionnent l’interaction avec le public. Le spectateur n’est plus seulement là à regarder l’œuvre, il en devient acteur. Cette notion d’interaction se retrouve dans  l’œuvre de  Grégory Lasserre et Anaïs Men Den Ancxt, Lights Contact, réalisée en 2009. Ils ont pensé l’interaction du public sur l’œuvre et l’interaction du public entre eux. Dans cette installation, le spectateur doit poser sa main sur un socle. L’œuvre ne réagit que si une deuxième personne vient toucher la première, ce qui provoquera des effets sonores et de lumière.

Crédits photos: Scenocosme

Crédits photos: Scenocosme

L’art numérique est également de plus en plus utilisé dans les arts représentatifs comme la danse et le théâtre. Hermself de la compagnie clair-obscure en est un exemple. Dans ce spectacle de danse, les danseurs jouent avec l’écran sur lequel est projeté des aplats de couleurs ou une toile abstraite.

her

 

Pixels est un spectacle de danse créé par Adrien Mondot et Clair Bardainne où les danseurs évoluent dans un univers numérique qui fait partie intégrante du spectacle.

En 2015, L’artiste Kyle McDonald’s va en quelque sorte digitaliser les rapports humains avec son installation appelée Social Soul. Il va créé son œuvre autour de la question: “How does it feel to be inside someone else’s social media stream ? “ (comment on se sent dans le flux des médias sociaux de quelqu’un d’autre ?). Il ne cherche plus seulement à créer des relations entre l’homme et la machine mais également entre l’homme et l’homme. Son installation permet aux spectateurs de se promener au travers des flux twitter postés à 360° grâce à une multitude d’écrans. Lorsque l’expérience est terminée, le spectateur reçoit une notification lui proposant de rencontrer physiquement son “âme soeur sociale”.

Le mapping est une technique qui se développe de plus en plus. En 2014, Gaspar Battha nous en fait une belle démonstration avec son installation Patterns of Harmony qui est un dispositif visuel et sonore constitué de projections en fractales sur des miroirs.

Un collectif de grapheurs utilise également le mapping ou différents jeux de lumières pour créer, leur support est la ville. En 2016, arrive le Red Bull flying qui un spectacle de danse ou art et technologie y sont présents en harmonie. Les danseurs jouent avec les projections numériques. La partie numérique fait partie intégrante du spectacle.

Red Bull

Red Bull

 

Depuis l’arrivée de la digitalisation, des illusions, des effets d’optiques, du mapping (…) l’homme joue avec son corps pour innover dans les secteurs artistiques. L’art numérique a pu se développer grâce aux différentes avancées technologiques. Le e-gaming est devenu un sport reconnu. L’art et la technologie se mêlent dans le but d’offrir un seul et même spectacle.

Partager cet article

Articles liés

3516 vues
wide-open
Capture de mouvements et usagesjuin 30, 2017 par Juliette PAUGAM
346 vues
smartphones
La musique à l’ère du numériquejuin 29, 2017 par Valentine MILLIAND ROUX
340 vues
lobby_fonctions_draw
Les objets connectées et la domotique par Pierre PHILOUZE

Articles Populaires

Laisser un commentaire