Le livre vert

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Dans le cadre du cours de veille stratégique, nous devions réfléchir sur la thématique : le livre vert. Lors de nos recherches préliminaires nous avons abordé plusieurs thèmes et sujets comme : Le livre comestible, les encres écologiques, la réduction des transports… Ce sujet a été très enrichissant pour nous, qui serons sans doute amenés à travailler dans l’édition pour la conception de livres. Au bout de quelques semaines de recherches intensives, nous nous sommes posés la question suivante : Comment réduire les circuits de fabrication du livre ? livre Cette question nous semblait très importante. En effet, le livre, durant sa fabrication, établit un circuit complexe. L’existence d’un livre commence au moment même de sa conception. Tout d’abord, un éditeur commande un livre pour enfant à un graphiste. C’est à ce moment là que l’éditeur va décider si le livre sera un livre respectueux de l’environnement. Quand le graphiste a fini le livre, après des ultimes vérifications, les fichiers sont envoyés à l’imprimeur, puis imprimés selon le choix de l’éditeur sur du papier recyclé ou non. L’imprimeur va effectuer les finitions puis les façonnages, ensuite, le circuit de distribution du livre va commencer : le livre va être transporté dans différents lieux de ventes (librairies, kiosques …). Le livre pourra éventuellement avoir une seconde vie quand son propriétaire n’en voudra plus, en le déposant en brocante ou autres lieux de vente des objets usagés. Enfin le livre pourra au mieux être recyclé (le papier, les encres…), au pire il finira dans un centre d’incinération des déchets. Ce processus de la naissance à la mort s’appelle le cycle de vie du livre. Au fil de nos recherches nous avons découvert plusieurs types de solutions pour rendre la fabrication du livre plus locale et donc moins polluante, par exemple en relançant la culture du chanvre bio en France, pour fabriquer le papier plus localement. Nous imaginons une fabrication des livres plus centralisée qui utilise des savoir-faire locaux comme l’agriculture. Les fibres de chanvre seraient envoyées dans une usine de pâte à papier qui pourrait se trouver dans le même département que la culture du chanvre. Pour comprendre ce principe de fabrication locale,  nous avons visité une imprimerie, Offset 5, qui, dans son mode de fonctionnement, adopte un système écologique. Cette imprimerie composée d’une centaine de personnes regroupe les différents postes de fabrication d’un livre : de la création à la distribution. Offset 5 s’affirme en tant qu’acteur dynamique avec la double certification FSC/PEFC ainsi que le label Imprim Vert. La création des projets est réalisée dans les mêmes bâtiments que l’imprimerie, ce qui évite les transports contrairement à de nombreuses imprimeries qui n’ont pas de studio de création. De plus le parc machine dernière génération utilise des encres végétales. Pour accentuer son côté écologique, Offset 5 propose une offre multi-support, du papier à la tablette numérique afin de diminuer la consommation du papier. Une fois l’impression faite, la livraison s’effectue tout en évitant le suremballage. Les transports qui sont utilisés pour la livraison pourraient être néanmoins plus écologiques en favorisant des énergies moins polluantes. CAMION En effet, le transport des livres est la phase qui a le plus d’impact sur l’environnement après la fabrication du papier. Le transport intervient à chaque étape de conception du livre et sur de longues distances : acheminement des matières premières, transport entre le papetier et l’imprimeur, l’imprimeur et le distributeur… Tout d’abord, la pâte à papier effectue un long trajet pour arriver jusqu’à l’usine de fabrication de papier, en bateau, en camion. Lorsque le papier est fabriqué à partir de fibres recyclées, la matière première est issue des points de collecte des papiers usagés, mais la distance entre les lieux de collecte et de fabrication du papier est souvent plus réduite. Ensuite, le papier est acheminé jusqu’à l’imprimerie, puis les livres sont dirigés vers l’unité de stockage du distributeur, avant de rejoindre les librairies puis les foyers. La livraison des autres produits entrant dans la composition des livres (encre, colle…) est également prise en compte dans l’analyse du cycle des livres, mais vu leur faible quantité, les impacts dus au transport de ces matériaux sont négligeables. De plus, les transports des matériaux nécessaires à la finition du livre contribuent à la pollution de l’air en rejetant des substances pouvant avoir un effet sur le système respiratoire. Cela est notamment dû au rejet de particules liées à l’utilisation de moteurs diesel. Ces transports contribuent également à l’épuisement des ressources en pétrole et à l’aggravation du réchauffement climatique. Pour éviter cela, nous pensons qu’il faudrait rapprocher les lieux des différentes étapes de conception du livre, utiliser des modes de transport plus propres et plus économes en énergie. Nos recherches et nos réflexions nous ont permis d’en conclure qu’il fallait réduire les transports, et réfléchir à la conception des livres d’une autre manière, c’est-à-dire plus respectueuse de l’environnement. Il nous semblait important de travailler sur trois grands axes : –          Utilisation du savoir faire local –          Centralisation des activités –          Nouvelles mobilités Dorian GREAU / Lucie LECOINTRE / Rachel DEMEOCQ / G3H

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