L’Italie symbole et symboles de l’Italie

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Deux icônes de l’Italie

S’il y a bien une marque familiale qu’il est impossible de ne pas croiser au détour d’une escapade italienne, c’est FIAT.  Panda, Punto, Palio, Bravo, tous ces noms à forte consonance méridionale figurent encore et toujours dans les rues de la Botte, les italiens restant particulièrement attachés à ce constructeur. Nous ne pouvons citer ici un modèle qui ravira vos yeux lors de vos dolce balades, un modèle au pouvoir évocateur très fort, une légende sur roues: son nom est Fiat 500. Son lancement marketing, très travaillé, rendit sa sortie sur le marché immanquable. C’est une icône, une icône à l’italienne…

La Bialetti est en 5ème place des grands symboles de l’Italie avec sa forme et son fonctionnement inchangés depuis sa première sortie en 1933. On l’appelle plus de manière générique cafetière moka mais comme frigidaire pour le réfrigérateur, la Bialietti est entrée dans le langage courant des italiens. A l’époque de son lancement, les affiches et spot radios annonçaient « un express à la maison comme au bar »(voir déclaration d’intention pour les cafetières Nespresso…). Cette petite cafetière a maintenant pris sa place dans 90% des foyers italiens et son café est bu pour de nombreux petits italiens dès l’âge de 8 ans, ajouté au lait du matin. On considère que le café commence à se prendre quotidiennement et de manière autonome à l’âge de 15 ans. Son fonctionnement est différent de notre café filtre à la française puisque la Bialetti va transformer l’eau en  vapeur qui va passer du contenant inférieur au contenant supérieur en traversant un filtre métallique rempli préalablement de café. Sans filtre jetable, le café est le seul consommable nécessaire à son utilisation.

la légendaire cafetière Bialetti

Un musée à Rome par Zaha Hadid

Il existe à Rome un musée des arts du XXIè siècle particulièrement splendide. Comprenez : c’est une œuvre de Zaha Hadid. Bien que ce fut une véritable claque esthétique pour la ville éternelle, les romains l’ont adopté car l’architecte a intégré devant le musée une esplanade ajoutant une place de plus parmi les nombreuses et grandioses déjà présentes dans la ville. Et ce n’est pas rien de dire que les romains et les italiens en général raffolent des places, ces endroits ensoleillés et familiaux où il est bon de se retrouver. Zaha Hadid a fait du MAXXI bien plus qu’un musée, c’est un lieu de fréquentation quotidienne pour les romains.

Le MAXXI de Zaha Hadid

L’Italie créative

L’exposition « Quali cose siamo ? » (Quelles choses sommes-nous ?) est visible depuis le 1 avril 2010 à La Triennale de Milan, Centre d’Art contemporain et de design de la ville. Elle expose de manière exhaustive le design et la création italienne en huit catégories : maquettes d’architecture, design industriel, artisanat, art, objets de mode, photographies, souvenirs et une dernière intitulée « choses ». Elle fut conçue par Alessandro Mendini, grand nom du design italien et Pierre Chapin, designer et plasticien français. On y retrouve de grands symboles de l’Italie mais pas seulement : œuvres, grands succès de l’industrie italienne, objets témoins de l’histoire du pays ou encore des objets du quotidien. Parmi la collection comprenant 700 pièces on peut voir une reproduction du David de Michel-Ange, une série de miniatures de chaises d’Ettore Sotsass, mais aussi une extrudeuse à pâtes conçue par Giorgetto Giugiaro, grand designer automobile italien ou des maquettes d’architecture de Enzo Mari un autre grand nom du design produit en Italie.

Quali cose siamo

Turin en 2050?

«Meno Italia o Less is a must » est le projet proposé par le cabinet d’architecture Studio Marc à Turin pour la Biennale de Venise 2010. Ce projet porte sur une vision prospective de Turin en 2050. Le projet se basait d’abord sur une recherche écrite de l’artiste Nico Vascellari (expo jusqu’au 19 mars à Paris) qui a servi de source d’inspiration aux architectes Michele Bonino et Subhash Mukerjee pour leur projet. L’artiste parle d’une impossibilité de voir le futur sans penser au passé évoquant la succession des années comme une superposition plutôt qu’un développement en réseau. Les architectes ont orienté leur réflexion sur «  comment vivre avec moins » : moins d’espace, moins d’énergie, moins de confort, moins d’édifices, moins de déplacements, moins de travail et moins de richesses. De cette double approche ressort un projet d’urbanisme avec une périphérie compacte plutôt que diffuse et un gigantesque bâtiment centrale, conçu en strates, entièrement piétonniers et avec un contact rapide au voisinage favorisant le besoin croissant de rapport humain.

une des maquettes

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