Dublin et son paysage urbain : la concervation du patrimoine.

Métiers Veille
Programmes Abroad

Dublin : capitale de l’Irlande, capitale à échelle humaine et capitale où il fait bon vivre, je vous assure. Dublin est la plus grande ville du pays avec ses 505 739 habitants (au recensement de 2006). En comparaison, la ville de Paris comptait au 1er janvier 2009 plus de 2,2 millions d’habitants. Dublin possède un paysage urbain qui, pour moi, est hors du commun. Quand on y regarde de loin, on ne voit rien de bien intéressant. On pourrait même croire que les Irlandais appliquent à la lettre le proverbe « pour vivre heureux, vivons caché ».

Photographie prse par n.moreau à Upper Baggot Street à Dublin en Irlande

Photographie prse par n.moreau à Upper Baggot Street à Dublin en Irlande

 Tout d’abord, Dublin est une ville où les immeubles ne dépassent que très rarement les plus de 6 étages. Il est donc très agréable de se balader dans les rues piétonnes, sans avoir cette impression d’être étouffé par des buildings qui essayent toujours de toucher le ciel. Dublin, qu’on pourrait tout aussi bien qualifier de ville rouge, dû à ses enchainements de bâtiments en briques rouges et oranges qui donnent de la couleur à la ville, possède un patrimoine architectural riche de la période dite géorgienne.

Ensuite, lorsque l’on se promène dans Dublin, on se rend vite compte que le patrimoine historique architectural est présent partout : les vieilles églises et les fameuses maisons de briques. C’est ce qui donne le caractère à la ville. Mais à certains endroits, il est très difficile de faire la distinction entre les résidences privées et les autres. À croire que la ville pratique une politique de camouflage, les restaurants, les clubs et même les écoles, comme ce fût le cas pour la mienne, sont camouflés dans le paysage urbain car leur façade ne se distingue en rien. On peut le voir ci-dessous.

Photographie prise par n.moreau à Harcourt Street à Dublin

Photographie prise par n.moreau à Harcourt Street à Dublin

En effet, Dublin est partisane de la réhabilitation et la rénovation de ses vieux bâtiments, action plus écologique et économique que de tout raser pour recommencer. Mais c’est aussi une affaire de conservation du patrimoine architectural irlandais, dont des façades font partie intégrante de l’identité même de Dublin.

Pour citer un autre exemple de réhabilitation que l’on peut trouver dans cette charmante ville, il y a le café, bar, restaurant et club THE CHURCH, qui, comme son nom anglais l’indique, est une ancienne église qui a été réhabilitée. Dans ce bâtiment, nous retrouvons au rez-de-chaussée un bar construit dans la nef, les tables sont disposées autour de ce dernier, l’étage construit autour de la nef donne une vue plongeante sur le bar et enfin un club a été créé dans le sous-sol de l’église. Construite au début du 18ème siècle par l’architecte William Dodson, elle fût fermée au public en 1964. Après une longue période d’abandon, elle fût racheté par un certain M. John Keating en 1997. Avant de la transformer pour un autre usage que celui religieux, une période de rénovation de 7ans était nécessaire. Fin 2005 le café, bar restaurant et club THE CHURCH fût enfin ouvert en public et l’année suivant le bâtiment fût reconnu par le « the Dublin City Neighbourhood Awards 2006 » dans la catégorie « meilleur vieux bâtiment». (d’après : le site officiel de The Church)

the church // bar, restaurant, café, club à Dublin

Dublin est donc une ville qui est fière de son patrimoine, qui le revendique, qui le protège mais aussi qui le transforme pour mieux s’adapter aux besoins de la ville qui ne cessent d’évoluer. Dublin possède encore beaucoup de maisons et de lieux abandonnés dans son centre, mais aussi dans sa périphérie qui mériteraient d’être revalorisés. En France aussi, nous avons su faire du « neuf » avec du vieux, comme le Hangar à bananes et les nefs de l’Île de Nantes ou encore le vieux palais de justice réhabilité en hôtel de luxe toujours dans la ville de Nantes. Nous entrons donc dans l’ère du neuf avec du vieux avec toutes les contraintes que cela implique, notamment l’accessibilité pour : le « design for all », mais aussi l’excitation de quelque chose d’unique.

Partager cet article

Articles liés

Articles Populaires

Laisser un commentaire