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Frac des Pays de la Loire

Le Frac : un espace dédié au soutien et à la diffusion de l’art contemporain

Article proposé par Léna Paleczny, Louise Peyon, Pauline Oger, Zoé Oberlé, Audrey Poilane.

S’engager aujourd’hui pour la culture de demain, telles sont les valeurs que souhaite transmettre le Frac. Les Fonds Régionaux d’Art Contemporain (Frac), créés entre 1981 et 1993 dans le cadre de la politique de décentralisation culturelle, ont pour but de diffuser l’art contemporain dans chaque région de France. D’abord installé dans l’Abbaye Royale de Fontevraud, le Frac déménagera ensuite à Clisson, puis Nantes, pour s’installer enfin à Carquefou dans un bâtiment spécialement conçu pour ses collections et ses actions. Jean-Claude Pondevie, l’architecte, l’a imaginé tel un “studio-atelier”. Dans un environnement calme et naturel, on découvre un bâtiment de béton brut, de bois et de verre. Une grande faille vitrée le traverse, révélant la fonction du lieu. L’architecte a créé un bâtiment simple, fin et élégant, comme “posé” légèrement au sol. Grâce aux rapports de forces colorés, il prend une place discrète et élégante dans le parc. Le Frac “prête” régulièrement des oeuvres à des Institutions pour les rendre visibles et accessibles, étendant ainsi son champ de diffusion.Créé en 1984, le Frac des Pays de la Loire apparaît comme précurseur proposant des ateliers internationaux. Chaque année le Frac invite six artistes en résidence. Le Frac constitue une collection qu’il fait vivre aux travers d’expositions dans toute la Région. Il accueille également un espace de documentation, important outil de recherches, et propose un travail de sensibilisation auprès de tous les publics et en particulier du jeune public (scolaire).
Le Frac accueille en ce moment deux expositions. La première, “ouverture pour inventaire” propose une redécouverte et une relecture des oeuvres conservées au sous-sol. Elles sont sorties des réserves, pour être inventoriées et  montrées au public. Pendant six mois, une centaine d’oeuvres est exposées, permettant au public de voir ou revoir les oeuvres de la collection.

La deuxième; “Working Model” de Dominik Lang, est un instantané qui est proposé dans le cadre « d’ouverture pour inventaire”. L’artiste tchèque reconstitue un atelier d’artiste, mettant en avant le processus de création artistique et d’exposition des oeuvres.

Ainsi, le Frac par son choix hétéroclite d’oeuvres d’art et son architecture, permet la découverte de l’art contemporain et a l’ambition de rendre la culture ouverte à tous.

L’art contemporain: de l’œuvre au livre

2-FRACdocumentationimage

Article proposé par Valentine Milliand, Julia Nicoli, Alexandre Nicolle, Constance Rondeau

Le Frac de Carquefou (Fond régional d’art contemporain) est une collection publique d’art contemporain dont la mission est de sensibiliser différents types de publics à la création actuelle. Prenant une place important dans l’espace, le service de documentation comprend plus de 8000 titres, dont des dossiers et des publications concernant les artistes représentés dans la collection. Cette documentation sert plus globalement à constituer un fond de références sur l’actualité des arts plastiques et visuels. Elle est constituée de livres d’artistes, de catalogues d’exposition, de revues périodiques, ainsi que des ressources numériques, le tout centré sur l’art contemporain, le design, l’architecture, etc.
Ce centre de documentation est à disposition du public et comporte un poste informatique qui est destiné à la consultation de la base de données mais aussi à la lecture de DVD et de CD-Roms ainsi qu’à l’accès à Videomuseum : le réseau des collections publiques d’art moderne et contemporain. Étudiants en art, artistes ou passionnés peuvent donc accéder à une quantité et une diversité d’ouvrages sur l’art contemporain facilement grâce à la documentation du Frac.
Certains ouvrages de cette documentation ont été créés par les artistes. Lors de notre visite nous avons pu, à l’aide d’un intervenant, découvrir ce pôle de documentation ainsi que certaines productions qui la composent, en particulier des éditions artistiques jouant avec les codes de l’édition. En effet dans chacun des livres présentés par l’intervenant, l’artiste qui en était l’auteur s’était adonné a un exercice qui poussait alors le spectateur à la réflexion pour en saisir le sens. Par exemple, nous avons découvert un livre étant fait de typographie en bichromie noire et blanche et nous devions retrouver la lettre illustrée au travers de ce qui, au premier abord, constituait à notre sens un motif.

L’exposition

3. principe expo FRAC imageArticle proposé par Mickael Rasolofo, Kevin Pieplu, Guillaume Rotter, Jules Riché, Lucie Redt

« Ouverture pour inventaire [2] » est une exposition présentée au FRAC (Fonds Régionaux d’art Contemporain) de Carquefou. Comment expliquer ce titre ? Dans un premier temps, nous allons nous intéresser à ce qu’est un inventaire.
Dans sa définition formelle, un inventaire consiste en un dénombrement ordonné des biens, des stocks. Ce sont donc les éléments formant l’actif et le passif d’un patrimoine. En effet, le FRAC possède une immense collection d’oeuvres qui sont stockées dans ses sous-sols. Il est impossible de tout exposer en permanence. C’est pourquoi l’institution procède régulièrement à des récolements. Mais alors, qu’est-ce qu’un récolement ? C’est une opération qui consiste à vérifier l’état d’objets répertoriés dans un inventaire.
Les oeuvres sont donc étudiées avant d’être exposées dans la galerie. A la découverte de l’exposition, le public est invité à réaliser lui même une sorte d’inventaire tout en créant un lien entre les différentes créations exposées. L’intérêt de l’exposition « Ouverture pour inventaire [2] », réside dans sa diversité et dans l’évolution constante des idées et de la scénographie de l’espace. En effet, les oeuvres exposées sont régulièrement remplacées, ce qui créé un nouvel équilibre à chaque réarrangement du lieu.
L’exposition permet de mieux faire appréhender l’art de notre temps, en dévoilant les métiers et les gestes invisibles qui entourent les oeuvres en révélant les savoir-faire techniques et scientifiques mais aussi en divulguant l’aspect quotidien de la gestion d’une collection. C’est une vitrine sur l’art inattendue qui est offerte au public. Cela permet parfois un temps de dialogue avec les artistes.
Cette exposition fait suite à celle de la HAB galerie au printemps 2015. Celle que nous avons découverte grâce à l’école en est la deuxième édition.
Nous pourrions alors avancer l’idée que le “[2]” inscrit dans le titre fait référence aux deux phases de l’exposition : la 1ère consiste à assister en direct aux différentes étapes de mise en place des oeuvres, et la 2ème étape, à l’exposition au grand public.

Regard sur une œuvre de l’exposition : “La vie éternelle” de Jacques Charlier

4.Jacques Charlier FRAC imageArticle proposé par Ophelie Nollet, Capucine Pennec, Melys Pottier, Amelie Peron, Loélia Rapin

« La vie éternelle » est une installation aux techniques mixtes et aux dimensions variables. Le thème majeur de cette oeuvre est la précarité tragique de la vie. Elle se compose en deux parties. Sur la gauche, on peut voir quatre tableaux (un ange, un démon, des fruits, une femme). A côté est disposé, devant une toile sombre d’une grande dimension, tout un tas d’objets dans un camaïeu de rouge : une sellette supportant une corbeille de fruits artificiels, un grand bouquet de fleurs fraîches et, sur une estrade, un maillot en paillettes, une parure de plumes, des souliers, tout l’attirail de séduction d’une femme. Cette dernière se trouve en portrait photographique disposé sur un chevalet. Cette femme a posé dans l’installation de l’artiste durant le vernissage avant de disparaître, laissant ainsi derrière elle le décor et son image.

Jacques Charlier est né en 1939 à Liège. C’est un artiste qui n’hésite pas à explorer tous les champs d’activités artistiques : la photographie, la peinture, la sculpture etc… souvent critique notamment grâce à son utilisation de l’ironie, n’hésitant pas à détourner les codes de la publicité ou des médias. Il se lie d’amitié avec Marcel Broodthaers, un artiste avec qui il va fréquenter les galeries d’art belges. Il va aussi collaborer jusqu’à la fin de sa carrière avec Jean Hoet. Jacques Charlier participe à de nombreuses expositions en Belgique comme à l’étranger. En 1986 il participe à la célèbre exposition « Chambre d’amis » à Gand. En 2009 il expose son oeuvre Disorder au Palais des Beaux Arts de Bruxelles mais cette même année il se voit aussi refuser par la ville de Venise son projet 100 sexes d’artistes en raison du caractère sexuel du projet. Ses œuvres sont présentes par exemple au musée d’Ostende en Belgique, mais on les retrouve aussi en France, en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Luxembourg.

Jacques Charlier propose, à travers son installation, une réflexion amusée sur le temps, l’art et la vie. Les quatre peintures de gauche sont comme une introduction à l’œuvre. Cette derniére  exploite la notion du temps qui passe : un sentiment d’être hors du temps se dégage tel un instant figé. L’installation se transforme au fil des expositions, tout comme le modèle et sa posture . Une atmosphère intimiste avec une dimension romantique s’installe… La femme nous renvoie à l’univers du cabaret, du jeu, de la sensualité… C’est comme une vanité..

A notre avis, un certain paradoxe s’installe en regardant cette œuvre car elle donne l’impression d’être vivante… Cette installation nous montre que la vie n’est pas éternelle, les objets perdurent alors que l’homme non.

Regards sur l’oeuvre de Jean-Luc Vilmouth Cut out 2 (1980)

5-VILMOUTHimageArticle proposé par Lisa MOUEN, Hortense RIPOLL, Maylis ROLLAND, Lucas RAGOT

Jean-Luc Vilmouth, plasticien français a été influencé par le minimalisme et l’art conceptuel. Il a consacré sa carrière aux sculptures et aux installations et a également réalisé des performances. Il a été profondément sensible à l’étude de nouvelles cultures ainsi qu’aux liens familiers qui peuvent exister entre l’homme, la réalité, monde. Son art se focalise autour des objets du quotidien.  Il cherche à souligner la valeur que possède chaque objet, le sens, la force, la poésie que celui-ci véhicule. Il ne le transforme pas, ne le magnifie pas physiquement mais, par sa mise en scène, tente de lui apporter une dimension différente. Il interroge le rapport que l’homme entretient avec l’objet et la place que celui-ci prend dans notre quotidien.

Cut out 2” est exposée actuellement au Frac du Pays de la Loire, dans le cadre de l’exposition “Ouverture pour inventaire”. Il s’ agit d’une œuvre composée essentiellement de fils gainés. L’installation, imposante, est disposée à même le sol. Elle est constituée de cercles de fils électriques de couleurs et de sections différentes. Notre regard est directement attiré au centre du cercle où est posée une pince dont les couleurs ont une incidence sur le choix des couleurs des cercles concentriques qui se déplient autour d’elle. Ces cercles de  câbles qui entourent la pince lui confèrent une certaine aura. L’artiste joue de la relation outil/matériau (puisque la pince est conçue pour couper le fil électrique). L’objet ainsi détourné de son utilisation première est ainsi mis en avant. La pince n’est plus une simple pince mais devient par l’appropriation qu’en fait l’artiste, un symbole, une pièce unique bien que provenant d’une fabrication en série. L’objet dans l’art redéfinit son statut par sa mise en scène au sein d’une installation, un contexte différent de celui de la vie quotidienne où chaque objet a une place définie.

Lorsque nous avons pénétré dans la salle, l’installation a suscité des questionnements sur sa signification ainsi que sur la démarche de l’artiste. Le fait qu’elle soit placée à même le sol nous a intrigués. Son agencement dans la pièce n’est pas un hasard, elle attire le regard du public puisqu’elle se situe à l’entrée de l’exposition. Suivant son lieu d’exposition, l’oeuvre est adaptée à l’espace. Pour son exposition actuelle, avec l’accord de l’artiste, des cercles de fils ont été ajoutés afin de lui donner plus d’ampleur dans l’espace. De ce fait, la taille de l’oeuvre est impressionnante, d’une taille supérieure à celle d’un homme. Dans l’installation Cut Out 2, Jean-Luc Vilmouth réduit l’acte de sculpter à sa plus simple expression : couper.

“WORKING  MODEL”, Dominik Lang

6-expo Dominik Lang image FRAC-2Article proposé par Juliette Paugam, Marie Pelhate, Paul Pege, Laurent Poinsignon, Clémentine Peyron

Nous allons nous intéresser à l’exposition “Working Model” de Dominik Lang qui s’inscrit dans le cadre de « Ouverture pour inventaire ». Il y a en effet, quelque chose de la collection, de l’inventaire dans la démarche de Dominik Lang. Ses sculptures évoluent avec le temps, son processus de création « documente » une histoire personnelle. Dominik Lang utilise des fragments de croquis trouvés dans l’atelier de son père, Jiri Lang lui-même artiste, pour créer des sculptures qui n’existaient que sous forme d’esquisse, de projet. Le manque de précision des brouillons réalisés par son père, fait que Lang s’éloigne sûrement des intentions initiales, mais cela perpétue le cycle de création et d’évolution. Dominik Lang s’intéresse aux modalités de création et de production des œuvres. En effet, ici, les socles sont remplacés par des tabourets, salis de peinture, les dessins sont accrochés sur un morceau de véranda, il y a des caisses, des chevalets… Ces éléments nous font comprendre que nous nous trouvons dans un espace atelier. Dans son travail, Dominik Lang nous confronte également à diverses questions: Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Quels en sont les critères : la beauté ? l’intention ? l’authenticité ? Ces questions centrales nous proposent une lecture différente de son travail. De plus, en exposant de vieux croquis de son père, il donne vie à l’imaginaire de son père. Cette installation nous plonge également dans l’univers de conception des artistes, puisque l’on y voit les croquis prendre vie en volume.

 

Nous avons apprécier l’œuvre de Dominik Lang. Tout d’abord, la configuration de l’espace, conçue par l’artiste, comme un espace d’atelier, est épuré, dans une petite pièce claire. En observant ses oeuvres, on explore une installation mêlant volumes et dessins, réalisés à partir de différents matériaux. Ce mélange de techniques permet de voir le processus de création des oeuvres, tout en ayant une diversité de supports. Son travail est également intéressant car il réactive la production artistique de son père… Ceci ajoute une dimension vivante et humaine, on entre dans l’intimité de l’artiste. Il interroge la continuité d’un travail artistique d’un père à son fils, les mécanismes de transmission…

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