Echo : organiser et occuper l’espace en fonction d’une donnée environnementale, le son

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Le séminaire Data Design a permis aux étudiants du Design Lab Ville Durable de se confronter à la donnée et à son rôle dans la conception d’espaces. Grâce à l’analyse, au croisement et à une visualisation innovante de ces données, les étudiants ont pu proposer différents services et optimiser ainsi l’occupation de l’espace. « L’intérêt de ce séminaire, au-delà du service utile qu’il propose, est d’acculturer les designers d’espace à la question de la donnée et de voir les potentiels en termes d’aménagements », souligne Hilda Zara. D’une part, cela permet de manier des outils d’exploration de la data et de comprendre que certains capteurs n’apportent finalement pas de renseignements utiles, mais cela permet également de comprendre l’utilité qu’il y a à croiser avec d’autres données d’ordre qualitatif pour créer un service adapté. Pour Florent Orsoni, « ce séminaire d’une semaine valide un certain nombre d’outils comme MIDIR, ou encore de nos outils d’exploration des données Colossus, développé par Quentin Le Roux, que nous souhaitons mettre à disposition des concepteurs d’espace.” Il permet également de sensibiliser à cette donnée (DATA) dont on entend parler de partout, mais qui n’est pas toujours comprise. Ici, on explore et on comprend de l’intérieur.

Retours sur le projet Echo, par Élodie Gautier, Maroussia Leroy, Charlotte Quesnel et Cécile Roger, qui propose d’organiser et occuper l’espace en fonction du son.

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La donnée son : reflet le plus pertinent de la présence des usagers

Élodie Gautier, Maroussia Leroy, Charlotte Quesnel et Cécile Roger ont relevé et analysé des données captées à la Plateforme Régionale d’Innovation. En comparant la luminosité, la température, la proximité, l’humidité et le son à des données d’observation in situ, les étudiantes se sont rendues compte que la donnée son est la plus pertinente pour refléter l’occupation réelle du lieu. Elles ont ainsi poursuivi leurs analyses et observations sur 3 jours afin de faire émerger des tendances et des propositions.

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Une visualisation des données focalisée sur le son

Grâce à l’outil d’exploration des données conçu par la chaire, les étudiantes ont ensuite procédé à une visualisation innovante des données mettant en lumière leurs analyses. Elles ont choisi un processus en 3 étapes.

Tout d’abord, elles ont représenté les données brutes en graphique : 3 graphiques représentent les 3 journées d’observation, sur ces graphiques on peut voir la variation des courbes du son sur 3 lieux distincts.

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Le deuxième type de représentation choisi prend la forme de mise en valeur des heures sur le modèle d’un nuage de mot. La taille des heures varie selon l’intensité du son. Ce type de visualisation permet d’avoir une idée visuelle de l’occupation sonore des espaces.

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Le dernier visuel tente de mêler à la fois des données spatiales, des données relatives au temps ainsi que le bruit. Des codes couleurs permettent de visualiser quand on passe d’un bruit jugé raisonnable (en bleu) à un espace qui devient presque inconfortable (en rouge). Pour appuyer leurs analyses, elles se sont intéressées à des systèmes de qualification du bruit en fonction du niveau de décibels (- de 30 dB = atmosphère calme, de 30 à 45 dB = atmosphère supportable, de 45 à 65 dB = atmosphère bruyante, + de 65 dB = atmosphère très bruyante).

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Ces différents croisements ont permis de passer d’une visualisation simple à une visualisation qui permet d’aider à prendre une décision et donc de proposer un service.

Choisir son atmosphère de travail en fonction du bruit

Les étudiantes se sont donc demandées s’il était possible de réorganiser l’espace à partir du son afin de créer différentes atmosphères : les usagers désireux de travailler au calme, les usagers pouvant se retrouver dans des espaces plus bruyants, etc. Elles ont ainsi proposé un service connecté qui prendrait deux dimensions. Tout d’abord, un système lumineux à l’entrée de chacune des salles informerait de la disponibilité de celle-ci et de son atmosphère sonore. Ce code lumineux permet de visualiser intuitivement la mesure du son.

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En plus de ce système, les étudiantes ont imaginé un service numérique sur un site dédié permettant de montrer en temps réel l’occupation de l’espace et le niveau sonore de chaque salle de travail. L’usager peut ensuite choisir son espace de travail en fonction de cette donnée son et de ses préférences.

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Ce service (signal lumineux couplé avec une interface numérique) permet donc aux usagers de prévoir en fonction de leurs besoins et des activités qu’ils ont à mener l’espace qu’ils peuvent occuper. L’intérêt de ce système est qu’il est transposable à d’autres espaces de travail de type grands espaces de travail ou espace de co-working.

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