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maquette de vehicule capot ouvert

Un contexte favorable au design, à la création et à l’innovation…

Les modèles économiques et industriels s’effondrent. Tous les économistes semblent incapables sinon de prévoir mais surtout de résoudre les problèmes qui se posent aujourd’hui aux pays occidentaux. Force est de constater que les universités d’économie, récemment distinguées par le classement de Shanghai pour la qualité de leur recherche, n’ont pas produit les «  trouveurs », ceux qui parmi les chercheurs apportent des solutions viables aux tempêtes que nous devons affronter.

Par ailleurs, la technologie – science exacte et objective – qui naguère fondait la confiance en un progrès propice à l’humanité est allée tellement loin dans « la connaissance des choses » qu’elle en est venue à générer de l’angoisse tant elle objective parallèlement le progrès et la fin de l’humanité. Les OGM, le décryptage du génome, l’atome… autant de sujets sur lesquels les démiurges sont à l’aise pour nous menacer du meilleur et du pire à la fois.

Enfin, la globalisation, l’internationalisation, le brassage des populations et des cultures remettent en cause tous nos repères culturels de valeur et de sens. La loi se substitue à la Morale à mesure que nos repères sur l’éducation, la liberté, la justice, le respect des autres et de soi-même, la politesse… sont ébranlés par des approches culturelles différentes.

Ces contextes sont particulièrement favorables au design, à la création et à l’innovation. Car il s’agit de penser différemment pour s’adapter à cette nouvelle donne, pour retrouver du futur, de l’avenir, de l’espoir.

Face à l’angoisse de demain, Il convient de retrouver du sens, des valeurs. Le développement du secteur de la décoration intérieure illustre ce formidable besoin de retrouver du sens en toutes choses y compris dans tous les objets du quotidien. Rapporté aux produits et aux marques, le concept de « Designed by » va se substituer à celui du « Made in ». Le « Designed by  » sera le déterminant de l’identité et de la qualité.

Les entreprises vont devoir réfléchir différemment et adapter leur structure et leur management à la mobilité industrielle. Non pas celle qui consiste à délocaliser dans les pays asiatiques ou ailleurs, mais celle qui consiste à s’adapter au changement. Les entreprises – comme les hommes – vont devoir apprendre à changer de métier et développer leur capacité à « faire autre chose » avec « ce qu’elles savent faire ». Ce n’est plus l’expérience qui va garantir la pérennité des entreprises, c’est la capacité à muter.

La capacité à innover va devenir une valeur de « goodwill » déterminante.

Le concept de renouvellement de marché qui a prévalu au développement de l’économie de marché va devoir revoir également ses fondements. La substitution de produits par d’autres a soutenu la consommation et la croissance de nos économies au point que « l’obsolescence programmée » a été naguère un concept vertueux. Les designers et les ingénieurs vont devoir réfléchir à des produits qui durent, obligés qu’ils seront par une conscience écologique exacerbée par la recherche de valeur.

Le recyclage, la réutilisation, le détournement vont être dépassés par une conscience de la durabilité des produits. La relance par la consommation chère à certains politiques pourrait être une vertu suspecte. L’émergence du « non obsolescent product » est programmée.

La saturation des marchés, conséquente au non renouvellement de certains produits qui dureront plusieurs générations, renforcera l’obligation pour les entreprises d’être en capacité de muter.

Elles le feront d’autant plus facilement qu’elles auront des structures souples, adaptables et de proximité. La capacité à muter pourrait s’accompagner d’une réflexion sur une ré-industrialisation de proximité propice aux territoires et aux économies occidentales.

Enfin, l’émergence des nouvelles technologies a développé la conscience de pouvoir interragir sur la conception des produits et des services.

L’économie de la contribution se substitue à l’économie de la consommation. Le consommateur va intervenir de plus en plus en amont dans la conception des produits qu’il entend consommer. Si le Marketing a régi l’économie de marché, c’est au design et à la conception partagée que reviendra le management de la contribution.

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