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personnes autour d'une table en bois qui attendent l avis d un expert

Société de consommation vs société de contribution

Twitter, Wikipedia, Facebook… nous montrent le chemin d’une profonde modification des rapports entre le marché, les consommateurs, et les producteurs de biens et de services. Il y a là l’émergence d’un nouveau marketing, induit par l’intervention en amont de clients qui interfère dans la conception des produits qu’ils consomment. Ils retrouvent là une vertu, celle de mieux gouverner leur propre vie, au sens où Thomas Locke  définissait cette gouvernance : « Tout homme est de par sa naissance et de par sa nature libre et responsable et donc à se gouverner lui-même ». Ils retrouvent là un peu d’Humanité alors que la société de consommation a fait craindre d’être inféodés à ses multinationales concentrées.

On est en train de passer d‘une économie de la consommation à une économie de la contribution où il sera donné à chacun l’opportunité de mieux gouverner sa relation à ce qu’il entend acheter.

Si le Marketing a régi la société de consommation, c’est bien la conception qui va avoir la primauté de celle de la contribution. Parce que le design est la discipline qui à toutes conceptions donne du sens, de la valeur et qu’il s’agit de se distinguer pour affirmer son individualité, c’est probablement le designer qui prendra le pas sur le Marketer.

On a souvent reproché à la société de consommation et à la publicité d’aliéner les peuples, le design leur permet de recouvrer un peu d’humanité dans celle de la contribution. La formidable émergence des écoles de design témoignent déjà de cette profonde modification.

4 réponses à “Société de consommation vs société de contribution

  1. Well said. Quoting John Locke is appropriate and a wise notion on your part. What is the aesthetic of a society where « stuff » gains value over the elegance of quality? (Perhaps comedian George Carlin’s epitomizing the consumptive nature of people to a point of ridiculous is now on par.) Yet, in reality, it is not so funny — this thing called social consumption. The virtue of design is its ability to rise above the mundane and remind us how to embrace the difference between conditions that enable and conditions that hinder.

  2. Quelle naïveté de penser que les « avis » puissent faire critique, ne serait-ce que par les contributions des multinationales, community manager, publi-rédactionnel, etc., qui font de ces plateformes pseudo ouvertes de formidables outils de recentrement et de concentration pour une consommation qui ne recule en rien.

    Les contributions gratuites servent aujourd’hui les intérêts de groupes qui savent très bien les monétiser. Ne soyons pas simplistes sur ces questions.

    Heureusement que le design ne sert pas qu’à faire acheter les produits ou faire participer ce que vous nommez « clients » en lieu et place « d’hommes », et que la contribution est bien plus que de donner son avis sur des marchandises.

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