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brainstorming

Quelle responsabilité pour les Écoles de design ?

Les écoles de design connaissent et vont connaître d’importants bouleversements. Elles bénéficient de réelles opportunités de développement à la mesure des grands enjeux culturels et socio-économiques auxquels le monde est confronté. Elles vont prendre une place prépondérante dans l’univers de l’Enseignement supérieur. Les écoles d’ingénieurs ont tenu le haut du pavé au moment de l’industrialisation triomphante. Les écoles de commerce leur ont emboîté le pas au moment du passage de l’économie de production à l’économie de marché.

Il se pourrait que les écoles de design, conscientes des responsabilités sociales des designers mais aussi de leurs responsabilités économiques deviennent des acteurs-clés de l’enseignement supérieur capables de fédérer « science et conscience », « social et économique », « usages, attentes et besoins », avec l’objectif de projeter pour demain un futur plus sensé que le présent.

Le nouvel équilibre industriel et commercial du monde, l’économie verte et durable, la gestion d’une nouvelle intelligence sociale autour de réseaux sociaux sont les principaux enjeux sur lesquels va s’ordonner la «  globalisation de l’économie et des échanges ».

Les designers seront des acteurs majeurs pour étudier et répondre aux profondes modifications dans la façon de concevoir, de vendre et de consommer les produits et les services. Il est probable qu’ils jouent un rôle stratégique dans les entreprises appelées à se développer. Beaucoup d’entre elles vont devoir s’adapter, muter, changer de métier si elles veulent continuer de survivre à l’évolution et la réorganisation industrielle. L’importance socio-économique des démarches de création et d’innovation dans le contexte de la mondialisation succède à l’ère de la qualité totale : il ne s’agit plus de « faire de mieux en mieux ce que l’on sait déjà faire » mais de faire autre chose en créant de « l’inconnu à partir du connu » afin de générer des situations nouvelles, durables et à grande échelle.

Voilà probablement comment il convient de repenser les paradigmes industriels des économies occidentales confrontées à la mondialisation. Il appartient à GM, à Ford, à Renault de réfléchir dans une logique stratégique à ce qu’ils pourront produire à condition qu’il ne s’agisse pas d’automobiles. Qui aurait cru, il y a 5 ans, qu’Apple deviendrait le leader de la diffusion musicale sinon, probablement, ses designers ?

2 réponses à “Quelle responsabilité pour les Écoles de design ?

  1. Je comprends et adhère au propos général. Maintenant comment envisagez-vous ce nouveau designer, éthique et « architecte », au sein de l’entreprise ?
    Va-t-on assister à la création d’entreprises dirigées par des designers travaillant autour projets humanistes incluant ingénieurs, artistes, marketers ? Ou bien va-t-on, dans des entreprises déjà existantes, observer des mutations hiérarchiques au profit des designers, et plus globalement du pôle R&D ?

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